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    <title>Omar l'a tuée - QUESTIONS/REPONSES</title>
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    <description>Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'&quot;Affaire Omar Raddad&quot;.</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 03:45:08 +0200</pubDate>
    <copyright>©omarlatuee.fr</copyright>
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        <title>Comment une femme lettrée a-t-elle pu commettre une telle faute d'orthographe ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Comment-une-femme-lettr%C3%A9e-a-t-elle-pu-commettre-une-telle-faute-d-orthographe</link>
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        <pubDate>Mon, 27 Feb 2023 16:31:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Coupable</category>
                  <category>Ecriture</category>
                  <category>Expert</category>
                  <category>Preuve</category>
                <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Omar m'a tuer&lt;/em&gt; ». Quelle vulgaire faute d'orthographe n'est-ce pas&amp;nbsp;! Comment une femme prétendue lettrée avait-elle pu commettre une telle entorse d'écriture&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Combien d'entre-vous aurait écrit correctement «&amp;nbsp;Omar m'a tuée&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Omar m'a tué&amp;nbsp;» selon votre sexe&amp;nbsp;? Je m'avance peut-être un peu mais vu la dégradation constante de l'orthographe dans notre société je suis persuadé que la grande majorité aurait fait une faute d'accord.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;photo 32&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2011/juin/images_inedites/.image046_s.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;photo 32, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des journalistes – censés maîtriser correctement notre langue – à l'esprit étriqué, qui n'avaient d'autre ambition que de flatter leur égo sans chercher d'explication et propageant les thèses des avocats de la défense ont écrit que Ghislaine Marchal ne pouvait être la scriptrice de cette dénonciation accusatrice !&lt;br /&gt;
Et bien évidemment cette faute d'écriture est devenue un pétard mouillé dont les avocats de la défense et leurs affidés des médias se sont longuement emparé pour en faire un élément de doute et d’extrapolation.&lt;br /&gt;
Vous vous êtes comme nous interrogé sur cette grossière faute d’orthographe&amp;nbsp;? Cette femme que la presse vous décrivait cultivée, cruciverbiste avertie, issue d’un milieu aisé, comment pouvait-elle faire une telle entorse aux règles grammaticales ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Regardons cela d'un peu plus près.&lt;br /&gt;
Bien évidemment la faute sur «&amp;nbsp;&lt;em&gt;tuer&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» avait attiré notre attention. Et il nous fallait l'expliquer. Je me prononçais dans mon rapport de synthèse, et prouvais, tenant compte des documents saisis, des témoignages et des expertises que Ghislaine Marchal faisait des fautes d’orthographe et de grammaire&amp;nbsp;; notamment quant à la règle du participe passé et à l’emploi de l’infinitif.&lt;br /&gt;
En examinant les écrits que mes collaborateurs avaient placés sous scellés, j’établissais avec objectivité que la victime faisait de nombreuses fautes. Je rédigeais dans mon rapport de synthèse :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Si l’on examine attentivement les documents saisis, on s’aperçoit rapidement que Ghislaine Marchal faisait des fautes d’orthographe et de grammaire. A la lecture des lettres du scellé n°5, datées du 23 mars 1987, Ghislaine Marchal écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Elle et son mari dispose d’un logement...&amp;nbsp;» A l’examen des carnets de bulletins de paie, objet du scellé n°6 de la même procédure, Ghislaine Marchal note à trois reprises sur les feuillets 3, 5 et 50&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Payer par l’employeur.&amp;nbsp;» Les autres feuillets manuscrits par la victime sont correctement orthographiés «&amp;nbsp;Payé par l’employeur.&amp;nbsp;» Sur d’autres écrits saisis apparaissent d’autres fautes d’orthographe telles que&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les géranium, lauriers-rose, terasse.&amp;nbsp;» Ces trois mots sont, par ailleurs, écrits correctement. Autre part, elle écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Massif nouvelle terasses&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Payer le 9 août.&amp;nbsp;» Sur les deux feuillets cartonnés objet du scellé n°2, Ghislaine Marchal, lorsqu’elle écrit ses directives, emploie systématiquement et correctement l’infinitif. Quant aux mots fléchés, on constate qu’ils ne sont pas achevés, que des mots écrits sont faux et qu’il est facile de les terminer. L’enquête démontre ainsi que Ghislaine Marchal, bien que cultivée, faisait des fautes d’orthographe, ce qui est déclaré par sa confidente Gisèle Konrad et prouvé par les divers écrits saisis dans la procédure.&amp;nbsp;» (fautes soulignées dans le texte du rapport)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;D'autres personnes de son entourage attestaient qu'elle était coutumière de telles fautes, parfois élémentaires. Les experts en écriture, Gilles Giessner et Florence Buisson-Debar, dans leur rapport le motivaient scientifiquement :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;La faute d’orthographe sur TUER peut être imputée à un état de tension et de trouble naturel et n’est aucunement paradoxale dans ce contexte.&amp;nbsp;» (cf. &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2011/08/La-premi%C3%A8re-expertise-en-%C3%A9criture&quot;&gt;rapports d'expertise en écriture&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2011/08/La-contre-expertise-en-%C3%A9criture&quot;&gt;contre-expertise en écriture&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Le juge d'instruction avait assigné à trois experts, les docteurs Roure et Macario, et M. Giessner, la mission suivante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En tenant compte des résultats de l’autopsie, de l’expertise et contre-expertise des écritures ainsi que de tout élément clinique pouvant être recueilli à propos de Mme Marchal, j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir indiquer si la victime était suffisamment lucide au moment où elle a écrit les phrases OMAR M’A TUER et OMAR M’A T pour saisir la portée de ses écrits. »&lt;br /&gt;
Le rapport était remis au juge d'instruction le 21 mai 1992. Sur l'étude de l'écriture elle-même les experts soutenaient :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;41 - Sur la première porte&amp;nbsp;: OMAR M’A TUER.&lt;br /&gt;
Il s’agit d’une phrase complète avec une faute d’orthographe située sur le mot TUER. Ce mot comporte un R alors qu’il est utilisé pourrait-on penser d’après l’allure de la phrase comme un participe passé. Il semble donc s’agir d’une phrase séquencée du type&amp;nbsp;: &quot;toi couper l’arbre&quot; ou encore &quot;fermer porte&quot; au lieu de &quot;fermez la porte&quot;. On retrouve dans les écrits de Mme Marchal, &quot;PAYER&quot; au lieu de &quot;PAYE&quot; pour une facture (annexe de ce rapport). Dans son agenda lui servant d’organigramme, elle séquentie les phrases, c’est ainsi que l’on retrouve&amp;nbsp;: arroseR tous les jeudis, enleveR les fleurs, monteR sacs poubelles, coupeR les fleurs fanées, bineR, tondRE gazon.&lt;br /&gt;
De toute manière il s’agit d’un SIGNAL qui correspond à un message qui est clairement écrit avec cette faute qui n’enlève aucun sens au message ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Plus tard, sur ordonnance de la commission de révision, la graphologue Françoise De Ricci d'Arnoux et l'ingénieur statisticienne au laboratoire de police scientifique de Paris, Anne Bisotti concluaient dans leur rapport :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;...le message OMAR M’A TUER, qui pouvait au départ sembler particulier, serait employé par de nombreuses personnes&amp;nbsp;; la faute d’accord n’étant donc pas un élément déterminant d’identification. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Dans leur étude dite de «&amp;nbsp;faisabilité&amp;nbsp;» &lt;em&gt;(sic)&lt;/em&gt; les experts avaient noté que sur la quinzaine de participants appelés par eux à reproduire cette inscription, un nombre important avait fait exactement la même faute&amp;nbsp;! Par ailleurs, il n'apparaît pas que la quinzaine de participants à cette expérience aient subi préalablement des coups ou des blessures de nature à amoindrir, en matière d'orthographe, leurs facultés de concentration...&lt;br /&gt;
Cela a d'ailleurs été spécialement rappelé par Maître Inchauspé dans son livre intitulé «&amp;nbsp;l'erreur judiciaire&amp;nbsp;» &lt;em&gt;(page 265)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les conclusions de ce rapport étaient en concordance avec les constatations et conclusions techniques sur ces mêmes points exposés dans les rapports respectifs de Giessner et Buisson-Debar, dans le rapport collégial des trois experts commis par le juge d’instruction et le rapport de synthèse relatant les investigations de la gendarmerie.&lt;br /&gt;
Ces observations projetaient en filigrane la silhouette et surtout l’agonie de Ghislaine Marchal&amp;nbsp;! Ceci confirmait ce qu’écrira la partie civile dans ses observations récapitulatives :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Point par point, l’expertise confirme ce que l’on sait depuis le rapport de synthèse des enquêteurs.&amp;nbsp;» (cf. Omar l'a tuée)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Tous les effets de manche, toutes les communications de propagande ne changeront rien&amp;nbsp;! La faute d’orthographe atteste que c’est bien Ghislaine Marchal qui était l’auteur des messages «&amp;nbsp;OMAR M'A TUER&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;OMAR M'A T.. ». Ces deux éléments, associés au système de fermeture de la porte du sous-sol sont des preuves indiscutables de la culpabilité de Raddad.&lt;/p&gt;</description>
        
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          <item>
        <title>Qu'en est-il de l'information faisant état de l'existence d'un deuxième Omar ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/Qu-en-est-il-de-l-information-faisant-%C3%A9tat-de-l-existence-d-un-deuxi%C3%A8me-Omar</link>
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        <pubDate>Mon, 21 Nov 2022 10:15:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Détective</category>
                  <category>Diffamation</category>
                  <category>NARANJO</category>
                  <category>Témoignage</category>
                  <category>VERGES</category>
                <description>&lt;p&gt;Après la déconfiture de la prétendue manipulation des jurés et la déconvenue du tournevis du couple Vergés / Patricia Goodland-Clark, il fallait bien que perdure cette affaire. Il y a tellement d'intérêts en jeu&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Et c'est là qu'intervient le superbe, l'époustouflant Bernard Naranjo avec son deuxième Omar. Le titre est porteur. L'annonce bien évidemment médiatique ne peut que fonctionner et faire progresser les rangs de nouveaux convaincus de l'erreur judiciaire due à une enquête bâclée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nice-Matin n'y allait pas avec le dos de la cuillère en titrant l'information&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L'homme qui a vu l'homme qui a vu le second Omar...&amp;nbsp;» &lt;em&gt;(22 juin 1994)&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/naranjo_freelance.jpg&quot; title=&quot;naranjo_freelance.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;naranjo_freelance.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.naranjo_freelance_t.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;naranjo_freelance.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Et, à la barre de la manœuvre, Me Gérard Baudoux, qui n'avait pu s'exprimer devant la Cour d'assises et à qui il ne restait que micros et caméras pour exister. Le voilà qui nous parle d'un renseignement émanant d'un inspecteur des renseignements généraux&amp;nbsp;; qui n'était autre que le fringant Naranjo qui n'en était pas à une usurpation de fonction près&amp;nbsp;! Et bien évidemment l'avocat déclarait à qui voulait l'entendre que l'information aurait été transmise aux gendarmes lesquels, comme dans le feuilleton Vergés/Clark, démentaient formellement. &lt;em&gt;(Nice-Matin)&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Là où le journaliste voyait clair c'est qu'il lui paraissait curieux qu'un inspecteur des RG s'adressât à un policier municipal pour transmettre un renseignement à des gendarmes chargés d'une enquête criminelle.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette observation posée, la piste bien évidemment se transformera en impasse mais néanmoins l'information sera reprise par les médias. Par tous les médias. C'est ça la complicité médiatique qui jettera en pâture un homme qui n'avait rien à voir avec le dossier si ce n'est qu'il se prénommait Omar et que sa famille était propriétaire d'une résidence à une quinzaine de kilomètres de Mougins. Mais la baudruche allait très vite se dégonfler !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le parquet de Grasse bien évidemment allait demander à la section de recherches de la gendarmerie de Marseille de diligenter une enquête préliminaire. Une de plus...&lt;br /&gt;
L’enquête judiciaire établissait que M. Omar Popov. ne connaissait pas et n’avait jamais rencontré que ce soit Mme Marchal ou Omar Raddad. Bernard Naranjo, qui se disait inscrit comme détective privé lorsqu’il était entendu par les gendarmes de Marseille, ne cachait pas que depuis le 17 juin 1994 il percevait des fonds de Me Baudoux&amp;nbsp;; fonds - disait-il - qui seraient mis à sa disposition par une personnalité marocaine proche du roi du Maroc, à savoir un des fils du roi Hassan II.&lt;br /&gt;
Naranjo, pour parvenir à ses fins, utilisait tous les moyens. Il usurpait entre autres, les fonctions de policier des renseignements généraux, se disait délégué par le parquet, mais c’était en qualité d’inspecteur du fisc, puis comme détective &lt;em&gt;free lance&lt;/em&gt; qu’il se présentait à M. Omar Popov.&lt;br /&gt;
Mais auparavant, il envoyait en éclaireur celui qui s'était autoproclamé la pipelette à la barre de la Cour d'assises, Christian Vellard. La pipelette était devenue détective, et de plus &lt;em&gt;paparrazi&lt;/em&gt;. Lorsque Naranjo se rendait au domicile de M. Popov, Christian Vellard en embuscade derrière une haie de cyprès avait pour mission de prendre des photographies.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/CV.jpg&quot; title=&quot;CV.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;CV.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.CV_m.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CV.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La déposition de M. Popov. était significative des insinuations graves et calomnieuses qui étaient portées contre lui. Je me contenterai de sa conclusion :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Les faits ne reposent que sur le fait que je me prénomme Omar et absolument sur rien d’autre. Heureusement que nous sommes au XXème siècle et non au XVIIIème, car sinon je me serais fait lyncher. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Comme l’écrivait le lieutenant-colonel Felder&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;A l’évidence, le sieur Naranjo apparaît de plus en plus comme le catalyseur de cette affaire ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais il n’était pas le seul. Dans l’agitation médiatique, deux couples se formaient&amp;nbsp;: Baudoux et Naranjo, Vergès et Moreau. A couteau tiré, c’est à celui qui ferait le plus dans le sensationnel.&lt;br /&gt;
Ces pratiques jetaient un peu plus le trouble dans l’esprit du public. D’autant plus que les articles de presse rappelaient, à chaque occasion, pourquoi se déjuger, que l’enquête était bâclée et que le procès n’avait pas levé le doute.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les privés Naranjo et Moreau ont encore de beaux jours devant eux pour vous mystifier et ils ne s’en privent pas.&lt;br /&gt;
La médiatisation des révélations de Patricia Clark et l’accusation d’Omar Popov sombraient dans les profondeurs de l’oubli car, elles n’avaient pas résisté à l’examen des faits par l’autorité judiciaire. D’autres rebondissements polémiques mais tout aussi fantaisistes et rocambolesques allaient naître. N'était-il pas indispensable d’occuper le terrain médiatique pour préparer la requête en révision&amp;nbsp;! Les brillants détectives, experts en matière de faits nouveaux et de manipulation, s’y emploient en toute liberté et même en toute impunité.&lt;/p&gt;</description>
        
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          <item>
        <title>Quels sont les éléments qui permettent de situer le lieu de l'agression ? Pourquoi Mme Marchal se trouvait-elle dans le sous-sol de sa résidence ?</title>
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        <pubDate>Sun, 06 Nov 2022 09:47:00 +0100</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Cave</category>
                  <category>Chamade</category>
                  <category>Gendarme</category>
                  <category>Témoignage</category>
                  <category>Victime</category>
                <description>&lt;p&gt;Je rappelle que la victime a été retrouvée morte, barricadée dans le sous-sol de sa résidence dont la seule porte d'accès était fermée à clé de l'extérieur.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Il est tout à fait logique de se demander les raisons pour lesquelles Mme Marchal, un dimanche et en sortie de bain, alors qu'elle était invitée à un déjeuner d'anniversaire se trouvait en ce lieu. Qu’était-elle venue y faire&amp;nbsp;? A-t-elle été agressée dans cette partie de l'habitation ou ailleurs ?&lt;br /&gt;
Nous avons examiné les trois hypothèses possibles&amp;nbsp;: l’agression à l’intérieur de l’habitation&amp;nbsp;; dans la cour et enfin dans la cave. Les trois cas de figure étant possibles.&lt;br /&gt;
Après réflexion et confrontation des éléments objectifs du dossier, nous écartions l’agression à l’intérieur de l’habitation et celle dans la cour.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pour plusieurs raisons évidentes et logiques. En effet, l’absence de désordre, de trace ou d’un quelconque indice à l’intérieur de l’habitation ne permettait de supposer la présence d'un agresseur. Si celui-ci avait surpris Ghislaine Marchal dans son habitation, il n’avait aucun intérêt à en sortir avec elle. Pourquoi aurait-il pris le risque, majeur pour lui, d’être vu ou entendu par un voisin ou un éventuel passant occasionnel lors de la traversée de la cour&amp;nbsp;? N'aurait-il pas eu aussi à considérer le risque que sa victime ne réagisse en raison de sa forte personnalité.&lt;br /&gt;
Un autre élément nous a paru important pour écarter ces deux hypothèses. En effet, nous avons retrouvé dans le sous-sol les chaussures à talons compensés que Ghislaine Marchal utilisait à l’extérieur ce qui prouvait qu’elle les avait volontairement enfilées pour sortir. Ses chaussons d'intérieur que nous avons saisis étaient eux près de son lit.&lt;br /&gt;
Le dernier élément est lié à la fermeture de la porte de la cave et paraît fondamental pour écarter ces hypothèses. Il était en effet nécessaire pour la victime ou l’agresseur de prendre la clef de la cave. Encore fallait-il savoir que la porte était toujours verrouillée et connaître l’emplacement de la clé.&lt;br /&gt;
L'illogisme de ces deux cas de figure nous faisait privilégier l’agression directe dans le sous-sol.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Se posait alors la question de savoir ce que Mme Marchal était venue faire ce dimanche vers midi, dans le sous-sol de sa propriété&amp;nbsp;! A nouveau, nous considérions trois hypothèses&amp;nbsp;: celles de la cave à vins&amp;nbsp;; de la chaufferie et du système de régulation d’eau de la piscine.&lt;br /&gt;
Tenant compte des révélations de l'enquête, nous excluions la visite de la cave à vins. Mme Marchal n’avait pas pour habitude, lorsqu’elle acceptait une invitation, d’offrir une bouteille de vin. Il n’était donc pas dans ses intentions de se rendre chez les Koster avec une bonne bouteille. Par contre nous retrouvions, emballé dans un paquet cadeau, un ouvre-lettre à pile, acheté le 19 juin et vraisemblablement destiné à Monsieur Koster. Si Mme Marchal s'était rendue dans le sous-sol pour prendre une bouteille de vin, nous aurions retrouvé la clef qui permettait d'ouvrir la porte donnant accès à la cave à vin. Nous n'avons pas retrouvé de clé que ce soit dans une des poches de son peignoir, sur le sol ou sur la serrure de la porte&amp;nbsp;; qui était verrouillée.&lt;br /&gt;
En ce qui concerne la chaudière, bien qu’il lui arrivait de descendre au sous-sol pour la régler, cette possibilité était écartée car la société d'entretien était intervenue le 2 avril 1991 et un de ses employés constatait le 3 juillet son bon fonctionnement. L’artisan chargé de son entretien, considérait que la chaudière fonctionnait très bien et n’avait pas de panne particulière, même ponctuelle.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2011/juin/images_inedites/image020.jpg&quot; title=&quot;phorto 18&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;phorto 18&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2011/juin/images_inedites/.image020_t.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;phorto 18, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Restait l’hypothèse la plus évidente: l’intervention sur le circulateur d’eau de la piscine. L’enquête établissait en effet que Ghislaine Marchal procédait régulièrement à certains réglages et entretien courants. Son amie, Erica Serin, venant de lui confirmer au téléphone qu’elle acceptait son invitation pour le lendemain, n'était-il pas logique que Mme Marchal réactive l’aspirateur automatique ou complète les produits d’entretien !&lt;br /&gt;
C'est cette hypothèse qui s'est imposée.&lt;/p&gt;</description>
        
                  <comments>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Quels-sont-les-%C3%A9l%C3%A9ments-qui-permettent-de-situer-le-lieu-de-l-agression-Pourquoi-Mme-Marchal-se-trouvait-elle-dans-le-sous-sol-de-sa-r%C3%A9sidence#comment-form</comments>
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          <item>
        <title>Que fait Ghislaine Marchal après le départ de son agresseur ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Que-fait-Ghislaine-Marchal-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9part-de-son-agresseur</link>
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        <pubDate>Tue, 25 Oct 2022 15:56:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Alpes-Maritimes</category>
                  <category>Cave</category>
                  <category>Chamade</category>
                  <category>Chevron</category>
                  <category>Décès</category>
                  <category>Ecriture</category>
                  <category>Lit pliant</category>
                  <category>Mougins</category>
                  <category>Photographies</category>
                  <category>Preuve</category>
                  <category>Reconstitution</category>
                  <category>Sang</category>
                  <category>Tube</category>
                  <category>Victime</category>
                <description>&lt;p&gt;Ghislaine Marchal est enfermée à double tour, seule dans le noir, mortellement blessée. Le sang qui s’écoule de ses plaies imbibe le peignoir ; ses cheveux, son visage s’en imprègnent. Son agonie va durer de 15 à 30 minutes.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Est-ce l’esprit de conservation qui l’anime ou sa volonté que ce crime ne reste pas impuni ? Elle sait qu’elle n’a aucune échappatoire, qu’elle ne peut donner l’alerte, prévenir les secours, son fils, un voisin, une amie. Elle n’a pas pris son boîtier alarme. Elle entend l’unique porte se refermer, la clé l’emprisonner dans sa cellule mortuaire. Pense-t-elle survivre ? Sans doute. Il est indéniable que Ghislaine Marchal ne se résigne pas. Elle a une forte personnalité, du caractère. Elle décide de se barricader et de dénoncer son agresseur en le désignant. Il faut, pour avoir cette détermination, cette volonté, ce courage, de la lucidité et la maîtrise de tous ses sens.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle ne fera pas n’importe quoi. Elle réagit de manière méthodique et lucide. Ne pouvant, dans l’obscurité, exécuter ce qu’elle a décidé, elle rétablit le courant en actionnant l’interrupteur du couloir. Car Omar Raddad, pour retarder la découverte du corps de la suppliciée, a pris la précaution, lors de son départ, de plonger le sous-sol dans l’obscurité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ghislaine Marchal ne prend pas la peine d’essayer d’ouvrir la porte. Inutile, elle sait qu’elle est enfermée à double tour. Pour preuve, aucune trace de liquide organique n’a été relevée sur le panneau intérieur de la porte et sur la poignée de la serrure ; démonstration évidente qu’elle est restée consciente.&lt;br /&gt;
Déterminée, elle a besoin de lumière pour dénoncer son meurtrier. Mais comment faire ! Elle décide d’écrire son nom, avec son sang, sur la porte de la cave à vins.&lt;br /&gt;
Encore lucide, elle n’écrira pas n’importe où. Comment le pourrait-elle sur le sol rugueux et poussiéreux, et sur les murs de parpaings ? Elle utilisera cette porte qui est un support lisse, propre, clair, bien éclairé et dont le fond contrastera avec son écriture sanglante. Elle recueillera dans les blessures de sa tête, avec ses doigts, le sang avec lequel elle laissera son message.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Comme le déterminent les constatations et les deux experts en écriture, elle s’agenouille, son buste est droit. Ses ressources mentales et physiques subsistent encore. Elle ne prend appui ni sur la porte ni sur le mur, car aucune trace de sang n’a été observée.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une après l’autre, elle dépose ses lettres de sang, d’une écriture ferme, décidée, résolue. &lt;em&gt;OMAR M’A TUER&lt;/em&gt;. Son message achevé, elle se relâche et sa tête s’appuie contre la porte. La trace de sang visible sous les lettres démontre que l’empreinte laissée par les cheveux, de haut en bas, est suivie immédiatement de celle imprimée par le mouvement de la tête de droite à gauche. Elle a encore la force de se relever, sans prendre appui que ce soit sur le sol, le mur ou la porte.&lt;br /&gt;
A-t-elle encore espoir ? Elle a perdu beaucoup de son sang, notamment devant cette porte alors qu’elle dénonçait son meurtrier. Il s’en écoulera encore jusqu'à ce que la mort fasse son œuvre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Craignait-elle le retour de son agresseur ? Probablement. Quoiqu’il en soit, elle décide de se barricader pour l’empêcher éventuellement de revenir l’achever s’il percevait un signe de vie. Ghislaine Marchal va utiliser trois objets ; un chevron, un lit pliant et un tuyau métallique. Nous la suivons objectivement aux traces de sang sur le sol lorsqu'elle est à la recherche de ces objets.&lt;br /&gt;
Le chevron. Omar Raddad l’a ramassé dans le dépôt de matériaux puis abandonné devant la chaufferie. Son aspect atteste formellement qu’il n’a jamais séjourné à l’extérieur et l’enquête démontre que c’est un maçon ayant participé à la construction de l’habitation qui l’a laissé dans le dépôt.&lt;br /&gt;
Le lit pliant. D’après les témoignages, il était entreposé, à gauche, dans le couloir. C’est Liliane Receveau, la femme de service, qui l’avait déposé à cet endroit. Ce lit, d’un poids de 12 kg, Ghislaine Marchal l’a tiré, sur ses roulettes, jusqu'à la porte, pour parachever son système de fermeture ; mais il n’aura qu'un rôle négligeable.&lt;br /&gt;
Le tuyau métallique, comme les autres objets utilisés, est ensanglanté. Une de ses extrémités est légèrement coudée sur 15 cm. Cette partie présente une trace de ripage et, à l’opposé, une trace de frottement métallique en spirale. Comme pour le chevron, son aspect démontre qu’il n’a pas séjourné à l’extérieur. Il est exclu que Ghislaine Marchal l’ai pris dans le dépôt de matériaux, car l’absence de sang sur l’interrupteur principal démontre qu’elle ne l’a pas actionné pour se rendre dans cette partie obscure de la pièce. Cet objet, elle le trouve sans doute à proximité du lit.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Nous déterminerons le rôle important du tuyau métallique et du chevron dans le système de blocage de la porte. Le 18 février 1992, au cours d’un transport de justice, le juge Jean-Paul Renard démontrera que le système de fermeture mis en place par Ghislaine Marchal n’était pas réalisable par un tiers voulant faire croire à une mise en scène.&lt;br /&gt;
Quelle que soit sa démarche intellectuelle, elle utilise ces trois objets pour se barricader. Elle réalise un système très efficace en glissant le tube métallique sous la porte, en butée du dormant, et le place en appui sur le chevron. Elle tire ensuite le lit vers le couloir, et le couche devant la porte d’entrée. Ce faisant, elle macule de sang, le mur, les objets qu’elle touche et le sol, particulièrement imbibé.&lt;br /&gt;
Elle fournit des efforts qui l’affaiblissent. Elle a dénoncé son meurtrier, elle s’est barricadée mais elle décide de confirmer son message ensanglanté et accusateur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Ghislaine-marchal.png&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2012/novembre/Ghislaine-marchal.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Ghislaine-marchal.png, nov. 2012&quot; /&gt;Quelle volonté, quelles ressources morale et physique, quel courage. Comment cette femme âgée, qui doit se douter à ce moment-là qu’elle va mourir, a-t-elle encore assez de lucidité et de détermination pour aller, une nouvelle fois, laisser l’empreinte de sa dernière volonté ? Imaginez-vous, enfermé dans le noir, la gorge béante, éventré, lardé d’une multitude de coups d’arme blanche. Qu'auriez-vous fait ? Qu'aurais-je fait ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ghislaine Marchal agit. N’est-ce pas encore la marque de sa lucidité et de son entière conscience ? Ne voulant donner aucun indice de sa survie à Omar Raddad au cas où il reviendrait, elle éteint l’interrupteur du couloir ; que nous avons retrouvé taché de sang. Elle se retrouve dans le noir ; la seule clarté est fournie par un rai de lumière qui filtre autour de la porte. Nous la suivons à la trace dans le sous-sol. Point de supputation, nul fantasme, aucune description romanesque, mais des traces objectives si l’on veut bien se donner la peine d’examiner les dizaines de clichés contenus dans les albums qui ont été réalisés par le gendarme Vessiot.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ghislaine Marchal agit. Elle parvient péniblement à s’orienter dans cette lugubre obscurité. Tous les objets qu’elle touche sont maculés de son sang ; un carton, un rouleau de laine de verre, des palettes de bois, un sachet en plastique. La localisation des taches de sang et ses blessures attestent sans controverse possible qu’elle se traîne sur le sol et cherche à se situer dans l’espace. Deux traces de mains au sol sont l’ultime appui qui lui permet de se relever. L’absence de sang entre les deux empreintes sanglantes et la porte de la chaufferie est révélatrice que cette courte distance, elle la parcourt debout. C’est ainsi qu’elle parvient devant l’entrée de la chaufferie, comme le démontre la hauteur des traces de sang relevées de chaque côté de cette issue et sur la porte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Imaginez-vous, enfermé dans le noir, égorgé, éventré, lardé de multiples coups d’arme blanche. Qu’auriez-vous fait ? Qu’aurais-je fait ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ghislaine Marchal agit encore. Elle est très affaiblie cependant. Vous doutez de sa clairvoyance ? Oui ? Pourquoi alors choisit-elle à nouveau un support clair, lisse et suffisamment large pour écrire une deuxième fois le nom de son meurtrier ?&lt;br /&gt;
Mais elle est trop faible pour écrire son ultime message debout. Elle trouve une position allongée avec l’aide de la barre anti-panique. C’est dans cette position qu’elle écrit &lt;em&gt;OMAR M’A T&lt;/em&gt;. Les lettres n’ont plus cette netteté de trait, elle n’a pas le temps de terminer son mot. Le corps orienté vers la chaufferie, elle rampe dans cette petite pièce. Elle tâtonne la paroi ignifugée que sa tête heurte à deux reprises. Les traces de sang, au sol, attestent de ce parcours. Une dernière fois, son corps pivote. Ses derniers mouvements sont de recul et de droite à gauche si l’on en juge les positions du peignoir et de sa ceinture, et que confirment les traces de sang visibles sur son côté droit. Ses mains sont jointes au-dessus de sa tête.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le crime ne restera pas impuni.&lt;br /&gt;
C’est ce qu’elle a voulu jusqu'à l’ultime limite de ses forces.&lt;/p&gt;</description>
        
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          <item>
        <title>Les armes du crime. On a parlé d'un bout de bois, de couteaux, d'une dague. Qu'en est-il exactement ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Les-armes-du-crime.-On-a-parl%C3%A9-d-un-bout-de-bois%2C-de-couteaux%2C-d-une-dague.-Qu-en-est-il-exactement</link>
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        <pubDate>Sun, 09 Oct 2022 17:10:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Armes</category>
                  <category>Chevron</category>
                  <category>Défense</category>
                  <category>Expert</category>
                  <category>Sang</category>
                <description>&lt;p&gt;Avant d'aborder cette question d'importance il convient d'observer en détails la nature des blessures supportées par le corps de la victime et les effets de l'agression sur l'environnement où elle s'est produite.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Les blessures - conséquence de coups à la tête et de coups transfixiants sur le corps dont une éventration avec éviscération et double égorgement - étaient détaillées par les trois experts légistes désignés par la juge d’instruction. Leur monographie nous permettait de déterminer la nature des armes utilisées : un objet contondant et un objet tranchant ; le chevron et une arme blanche.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les constatations sur la scène de crime par mes techniciens en investigation criminelle démontraient qu'il n'y n'avait eu aucune projection importante de sang si ce n’était quelques gouttes, au bas du mur de la chaufferie, à hauteur du bridge &lt;em&gt;(cf. &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Quel-est%2C-selon-vous%2C-le-sc%C3%A9nario-de-l-agression&quot;&gt;plan du sous-sol&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Il se confirmait que, malgré la multitude des coups, les blessures n’avaient pas provoqué de jaillissement de sang ; ce que confirmaient les experts lors du procès devant la Cour d'assises en définissant qu'il y avait eu extériorisation des blessures mais non projection ou jaillissement de sang.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;N'est-il pas communément admis que les blessures à la tête saignent abondamment mais ne jaillissent pas !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2011/juin/images_inedites/image043.jpg&quot; title=&quot;photo 36&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;photo 36&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2011/juin/images_inedites/.image043_t.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;photo 36, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il convient de tenir compte que, lors du double égorgement, les artères n’avaient pas été sectionnées ; les saignements à l’arme blanche avaient été absorbés par le peignoir. Les constatations sur ce vêtement démontraient qu’il était imbibé de sang et mettaient aussi en évidence que les coups, pour la plupart, avaient perforé le vêtement avant d’atteindre le corps.&lt;br /&gt;
Le chevron n’a pas été contesté. Les blessures à la tête de Ghislaine Marchal étaient suffisamment significatives et en corrélation avec les traces d’impacts laissées sur le bois.&lt;br /&gt;
Quant à l'arme blanche elle a fait débat. Le docteur Page décrivait une lame effilée longue de 15 à 20 centimètres et large de 2 centimètres au maximum. Les recherches entreprises aux cours des investigations ne permettaient pas de découvrir une arme répondant aux caractéristiques énoncées par le médecin expert.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je n'ai jamais été en accord avec la description de l'arme donnée par le docteur Page.&lt;br /&gt;
Pour moi, elle ne correspondait pas à la nature des blessures constatées. Je m'en étais ouvert dans mon rapport de synthèse en écrivant que :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Pour les enquêteurs, la description de l’arme telle qu’elle a été donnée par les légistes ne semble pas correspondre aux blessures de Ghislaine Marchal et aux constatations sur le peignoir. En effet, certains éléments peuvent conforter cette idée : l’arme décrite par les experts est peu courante ; les déchirures du peignoir dont quatre sont supérieures à deux centimètres (2,2 cm à 2,5 cm) ; les physionomies des plaies nous font supposer une lame épaisse ; le double égorgement sans section des vaisseaux ne conforte pas la thèse d’une lame effilée ; la grande majorité des plaies, peu profondes, peut s’expliquer par le fait que la lame a été freinée par le tissu du peignoir ; les ouvertures de quatre centimètres ne sont pas retrouvées sur le vêtement et l’on peut déduire que pour ces coups, le peignoir n’a pas été traversé. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;S’il me fallait retenir encore aujourd'hui une de ces notions pour prouver que l’arme décrite n’était pas une lame effilée, je retiendrais le double égorgement qui est à lui seul significatif pour écarter ce jugement.&lt;br /&gt;
J’avais bien examiné les plaies à la gorge, tant sur photographies que lors de l’autopsie. Ce n’est pas une lame effilée de chaque côté qui a pu provoquer cette blessure dont les lèvres n’étaient pas nettes. Il est incontestable qu’une telle lame aurait sectionné les artères, veines et trachée de la victime. Une lame effilée, lors de l’éventration au niveau de la fosse iliaque droite, aurait perforé les anses intestinales. Il n’en a pas été ainsi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tous les éléments que j'ai avancés ne plaidaient pas en faveur de cette description, qui me semblait hâtive, du docteur Page.&lt;br /&gt;
J'ai toujours soutenu l'hypothèse du taille-haie (ou cisaille). Il est certain qu’aujourd’hui je ne suis pas le seul à le penser. Ceux qui admettent ce raisonnement se sont rendu compte, après avoir pris soin de les mesurer, que ces lames avaient pu provoquer les plaies transfixiantes aux lobes du foie. Étude qui n’avait pas été réalisée par les légistes, cela n’entrant pas dans le cadre de leur mission.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi ai-je soutenu cette hypothèse ? Je cite mon rapport :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« La découverte insolite de la clef de la cave dans le local à bois et la position du portillon permettent d’avancer l’hypothèse que l’arme blanche peut être le taille-haie suspendu sur la clef, dans ce local. Cet outil comporte deux lames symétriques, en acier, de 21cm de long et 3,4 cm dans sa partie la plus large. Les lames sont effilées sur un côté et épaisses de cinq millimètres. Elles sont acérées et coupantes. La longueur hors tout de l’outil est de 51 cm. Une telle arme peut-elle provoquer les plaies transfixiantes au foie ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2012/novembre/cisaille.jpg&quot; title=&quot;cisaille.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;cisaille.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2012/novembre/.cisaille_m.jpg&quot; style=&quot;display:table; margin:0 auto;&quot; title=&quot;cisaille.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;En tenant compte de ses caractéristiques et de l’ouverture des plaies, l’on détermine que la lame peut pénétrer profondément dans le corps. Les coups donnés avec une telle arme sont nécessairement ascendants tels que les médecins légistes les ont constatés. Le maniement maladroit de cette arme, longue et assez lourde, et le handicap d’Omar Raddad expliquent la multitude et la dissémination des coups portés. D’autre part, les conclusions de l’expertise du laboratoire Serma sur le taille-haie n’excluent pas formellement qu’il ne s’agisse pas de sang humain. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Cette analyse est plausible si l’on veut bien se donner la peine de la confronter avec les éléments objectifs du dossier et notamment prendre en considération les mesures très précises des lames qui attestent, en fonction de la nature et de la largeur des plaies et des déchirures du peignoir, que chacune de ses extrémités pouvait atteindre les lobes du foie.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Si vous avez suivi les pérégrinations des deux pseudo détectives engagés par la défense de Omar Raddad vous avez dû lire que chacun avait trouvé « son » arme du crime. Les élucubrations de ces deux farfelus, très médiatiquement corrects mais aux indélicates méthodes feront l'objet d'autres textes à venir.&lt;/p&gt;</description>
        
                  <comments>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/11/Les-armes-du-crime.-On-a-parl%C3%A9-d-un-bout-de-bois%2C-de-couteaux%2C-d-une-dague.-Qu-en-est-il-exactement#comment-form</comments>
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              </item>
          <item>
        <title>Qu'en est-il de cette fameuse piste de l'Ordre du Temple Solaire ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/03/Qu-en-est-il-de-cette-fameuse-piste-de-l-Ordre-du-Temple-Solaire</link>
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        <pubDate>Sat, 08 Oct 2022 16:17:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Accusation</category>
                  <category>Défense</category>
                  <category>Détective</category>
                  <category>Grasse</category>
                  <category>NARANJO</category>
                  <category>Photographies</category>
                  <category>Procédure</category>
                  <category>Rejet</category>
                  <category>Reportage</category>
                  <category>Témoignage</category>
                <description>&lt;p&gt;Il faut remonter dans le temps et se plonger dans le réquisitoire de l'avocat général devant la Cour de révision des condamnations pénales qui évoquait brièvement quelques péripéties dont la Commission de révision avait fait litière, notamment la piste suisse que les détectives d'opérette avaient lancée avec la complicité d'une certaine presse mercantile.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Deux pistes suisses furent par eux élaborées&amp;nbsp;: la présence d'une voiture immatriculée en suisse, le 23 juin à La Chamade, et la piste de l'Ordre du Temple Solaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En ce qui concerne la voiture suisse remarquée le 23 juin 1991 devant la Chamade, la requête du défenseur de Raddad visait à vouloir faire croire aux magistrats de la Commission de révision que des amis suisses étaient venus à La Chamade le dimanche 23 juin et que nous n’avions pas procédé aux investigations à l’effet de les identifier.&lt;br /&gt;
Cette voiture immatriculée en Suisse n’était autre que celle de Mme Koster laquelle était venue à plusieurs reprises à la propriété de Mme Marchal, tant le dimanche 23 que le lendemain.&lt;br /&gt;
Cette piste était déjà évoquée par un journaliste en 1992 comme l'attestait un dialogue entre Latifa et Zined Chérachni &lt;em&gt;(procédure d'écoute téléphonique - conversation du 1er février 1992 à 11 h 27)&lt;/em&gt; et, servira plus tard à répandre puis à entretenir la rumeur de la piste suisse, laquelle éclatera quelque dix ans plus tard avec le témoin miracle de l’Ordre du Temple Solaire. Les deux sœurs commençaient d'ailleurs à déchanter quant à leur rapport avec les journalistes – ce n'est pas moi qui le dit – et manifestaient leur exaspération par, je cite :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Ces journalistes qui racontent n’importe quoi et qu’il ne faut plus écouter...»&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Exit donc la piste suisse du 23 juin !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En ce début d’année 2002, alors que la requête était toujours pendante devant la Cour de révision des condamnations pénales, un énième rebondissement agitait le microcosme médiatique&amp;nbsp;: la piste de l’Ordre du Temple Solaire.&lt;br /&gt;
Qui n’a pas entendu parler de L’OTS&amp;nbsp;! L’effet d’annonce étant toujours garanti les médias allaient reprendre l’information qui aurait pu, pour coller à l’actualité, tout aussi bien s’intituler&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;le témoin de l’an 2 ».&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/GM.jpg&quot; title=&quot;GM.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;GM.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/.GM_s.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;GM.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’affaire s’était engagée dès le vendredi 28 décembre 2001, jour où un certain Guy Mouyrin, accompagné d’un journaliste indépendant, Pierre Blois, et de trois avocats parisiens se présentait au tribunal de grande instance de Grasse en expliquant qu’il avait des révélations importantes à faire sur le meurtre de Ghislaine Marchal en l’espèce que cette dernière aurait été tuée par des adeptes de l’OTS à qui il aurait servi de chauffeur.&lt;br /&gt;
Placé en garde à vue dès le samedi matin à la PJ de Nice, Guy Mouyrin alléguait que le lundi 24 juin 1991 – date sur laquelle il insistait et qui n’est autre que celle du lendemain du meurtre –, il avait conduit à La Chamade, mais sans savoir ce qu’elles allaient faire, trois personnes&amp;nbsp;: Dominique Bellaton la maîtresse de Joseph Di Mambro, Joël Egger lui aussi membre de l’organisation – tous deux disparus depuis avec leur «&amp;nbsp;gourou&amp;nbsp;» dans les massacres et suicides collectifs de 1994 et 1997 –, et un troisième homme qui lui était inconnu et qu’il se disait incapable d’identifier.&lt;br /&gt;
C’est ainsi que Guy Mouyrin aurait déposé ces trois personnes devant la propriété vers 11 h 45 et serait revenu les chercher vers 14 h 15 à bord d’une Bmw break, de couleur prune et immatriculée en Suisse. Mouyrin se disait proche de l’OTS et selon lui Ghislaine Marchal faisait partie de cette organisation sectaire, qu’elle désirait quitter. D’après ses révélations aux médias, il supposait que cette expédition avait pour finalité un simple recouvrement de cotisation, et était loin de se douter, comme il le découvrira quelques jours plus tard dans la presse, qu’il était mêlé à un crime.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;En soulignant son ignorance du but criminel de cette prétendue expédition, il se mettait à l’abri du risque de se voir reprocher une éventuelle complicité de meurtre, crime dont la prescription de dix ans pouvait avoir été interrompue par les procédures antérieures. Il pouvait par ailleurs se prévaloir de la prescription, acquise, de trois ans pour échapper à des poursuites pour délit de non-dénonciation de crime.&lt;br /&gt;
Cette hypothèse permettrait de mieux comprendre pourquoi ce singulier &lt;em&gt;«&amp;nbsp;témoin à retardement »&lt;/em&gt; aurait estimé utile de se faire escorter par tout un collège d’avocats venus de Paris, pour raconter sa sulfureuse histoire.&lt;br /&gt;
Restera la question de savoir qui avait intérêt à assumer les frais d’une telle opération et qui en avait les moyens ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Toujours est-il que Mouyrin n’aurait pas convaincu mes collègues policiers dont je comprends le scepticisme. La justice n’avait pas paru être persuadée davantage de le croire si l’on suit le déroulement de l’enquête préliminaire et les nombreux articles de presse faisant état de ce qu’à l’issue de sa garde à vue, qui avait été prolongée, Mouyrin n’avait même pas été présenté devant un magistrat et avait été relâché&amp;nbsp;; mesure qui, paraît-il, l’aurait fort contrarié. C'est rare dans le métier !&lt;br /&gt;
Si Mouyrin et ses conseils n'ont trompé personne que penser du journaliste à la déontologie dévoyée&amp;nbsp;! Pierre Blois m’appelait après la parution de mon livre pour me dire tout le bien qu’il en pensait… et a eu le culot de me dire que la piste de l’OTS c’était, bien évidemment, «&amp;nbsp;du bidon&amp;nbsp;» mais que cette affaire rapportait tellement… alors !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Monde, dans son article du 4 janvier 2002, nous en apprenait un peu plus sur la personnalité de ce repenti. D’après ce média, Mouyrin, qui ne cachait pas un passé chargé – nous en aurons eu quelques-uns dans l’histoire de ce crime –, se serait signalé en 1997 dans un documentaire britannique où il se présentait déjà comme le chauffeur de Di Mambro et accusait, sans preuve, la Princesse Grâce de Monaco d’avoir fréquenté l’OTS.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Alain Van Der Eecken dans Soir Magazine nous donnait une idée de ce personnage, que je vous laisse découvrir dans son article ci-dessous :&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/OTS1.jpg&quot; title=&quot;OTS1.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;OTS1.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/.OTS1_s.jpg&quot; title=&quot;OTS1.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/OTS2.jpg&quot; title=&quot;OTS2.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;OTS2.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/.OTS2_s.jpg&quot; title=&quot;OTS2.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/OTS3.jpg&quot; title=&quot;OTS3.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;OTS3.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/mars/.OTS3_s.jpg&quot; title=&quot;OTS3.jpg, mar. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Me Georges Kiejman démentait toute appartenance de Ghislaine Marchal à cette organisation – il est vrai que nous n’avions observé lors des perquisitions à La Chamade aucun document, indice, emblème ou symbole pouvant révéler que Ghislaine Marchal était ou avait été membre ou sympathisante de cette secte – ne laissait pas passer l’occasion de qualifier ce nouveau témoignage de fantaisiste et idiot. L’avocat de la partie civile évoquait une nouvelle plaisanterie sinistre et raillait :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Il y eut le deuxième Omar, voici l’Ordre du Temple Solaire. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Les jours suivants, la presse se montrait dubitative tant la démarche tardive de cette personne lui semblait fort curieuse. Mouyrin ne mettait-il pas en cause des personnes décédées qui ne pourraient par conséquent pas le contredire&amp;nbsp;? Ne paraissait-il pas, de l’avis de l’expert psychiatre requis pour les nécessités de l’enquête préliminaire, réciter un texte ?&lt;br /&gt;
Cette leçon, bien apprise, Mouyrin la récitait à nouveau sur France 2 le lundi 28 janvier 2002 au cours de l’émission-divertissement &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ça s’en va &amp;amp; ça revient »&lt;/em&gt; de Thierry Ardisson. Je retiendrai que les tribulations de Mouyrin l’auraient conduit à retourner à La Chamade à 14 h 15 pour reprendre les prétendus membres de l’OTS. Soit&amp;nbsp;! Mais alors, ce brave chauffeur n’aurait pas remarqué le véhicule de Christian Agatti devant le portail de la propriété&amp;nbsp;! Mouyrin aurait-il mal retenu la leçon&amp;nbsp;? Ses maîtres ignoraient-ils ce détail du dossier ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cette nouvelle pérégrination allait connaître un classement sans suite du Parquet de Grasse&amp;nbsp;; comme toutes les autres enquêtes préliminaires ouvertes. Que de temps et d'argent du service public perdus !&lt;br /&gt;
Ce nouvel épisode médiatico-publicitaire démontrait-il le désarroi de la démarche stratégique des avocats&amp;nbsp;? Cette nouvelle cabale prouvait en tout cas que les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;amuseurs publics »&lt;/em&gt; étaient toujours aussi actifs&amp;nbsp;; que leur stratégie du doute était sans cesse basée sur des évènements &lt;em&gt;«&amp;nbsp;porteurs »&lt;/em&gt; et à sensation dont il était facile de démontrer l’invraisemblance&amp;nbsp;; et surtout, qu’ils s’éloignaient de plus en plus du dossier dont ils ne tenaient aucun compte !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;A cet interminable mais pitoyable défilé de faits nouveaux allaient succéder &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2012/02/Naranjo-et-le-sosie&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Le sosie de Naranjo&quot;&gt;le sosie de Naranjo&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2011/06/Les-empreintes-g%C3%A9n%C3%A9tiques-non-exploitables&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;L'ADN non exploitable&quot;&gt;la demande d'inscription des ADN au FNAEG&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; que j'ai déjà évoqués.&lt;/p&gt;</description>
        
                  <comments>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/03/Qu-en-est-il-de-cette-fameuse-piste-de-l-Ordre-du-Temple-Solaire#comment-form</comments>
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          <item>
        <title>Qu'en est-il des armes du crime avancées par le détective Moreau ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/Qu-en-est-il-des-armes-du-crime-avanc%C3%A9es-par-le-d%C3%A9tective-Moreau</link>
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        <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 10:19:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Armes</category>
                  <category>Chamade</category>
                  <category>Défense</category>
                  <category>Détective</category>
                  <category>Meurtre</category>
                  <category>MOREAU</category>
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                  <category>Photographies</category>
                  <category>Preuve</category>
                  <category>Procédure</category>
                  <category>Rejet</category>
                  <category>VERGES</category>
                  <category>Voisins</category>
                <description>&lt;p&gt;Vous qui avez suivi l'actualité effrénée de la presse déroulant le tapis rouge aux avocats de la Défense et aux détectives qu'ils stipendiaient, vous avez effectivement constaté pléthore d'armes du crime. Nous en venons peut-être à bout avec celles présentées par Moreau. Ne pouvant assumer la paternité de l'arme proposée par Naranjo, il fallait bien qu'il en trouvât au moins une&amp;nbsp;! Cela ne posait aucun problème à notre «&amp;nbsp;criminaliste&amp;nbsp;» ; mais la baudruche se dégonflait aussi vite.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Voyons cela d'un peu plus près. Dans sa requête, Me Vergés soutenait que des témoins jamais entendus avaient affirmé que Mme Marchal possédait un stylet correspondant à l'arme blanche qui avait servi à la tuer&amp;nbsp;: que ce stylet avait disparu et que la femme de ménage qui s'en était rendu compte l'avait caché à la Cour sur le conseil de Monsieur Veilleux.&lt;br /&gt;
Dans cette requête il était fait état de propos qu'aurait tenus Liliane Receveau au sujet d'une dague qui servait de coupe-papier à Mme Marchal.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Remontons le temps et venons-en au rapport de Moreau qui allait servir de base à la requête de Me Vergés, plus exactement à la déclaration de Liliane Receveau – non authentifiée par sa signature &lt;em&gt;(page 5)&lt;/em&gt;. Je cite :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Je reconnais la dague que vous me présentez comme étant parfaitement semblable à celle qui se trouvait encore en 1991, exposée sur un écrin de velours vert sur le secrétaire se trouvant dans la chambre de Madame Ghislaine Marchal. C'était un poignard possédant un manche en nacre, une fine lame en argent tranchante des deux côtés et longue de quinze centimètres environ. Ce couteau était tellement effilé qu'il m'est arrivé de me couper en le nettoyant. Madame Ghislaine Marchal qui s'en servait comme ouvre-lettre m'avait très vivement recommandé de ne le manipuler qu'à l'aide d'un carton ou d'un chiffon.&amp;nbsp;» Moreau ajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En fait, j'ai découvert la disparition de cette dague seulement en février 1992 lorsque je suis revenue travailler à La Chamade ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Stylet, dague, poignard, coupe-papier, ouvre-lettre !&lt;br /&gt;
Cette prétendue déclaration non authentifiée n'était pas retenue et pour cause dans l'arrêt de la commission de révision des condamnations pénales. Les explications sont plus simples et sautent aux yeux lorsque la sincérité prend le pas sur la malveillance.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Il est élémentaire de démontrer que les allégations de la disparition d’un coupe-papier, correspondant bien évidemment à la description de l’arme du crime par les médecins légistes, était un des moyens versé par la Défense à sa requête en révision. Moreau, qui avait de la suite dans les idées, faisait alors dans le sensationnel en décrivant le &quot;poignard&quot; dont se servait Mme Marchal pour ouvrir son courrier et qu’elle rangeait en haut du meuble secrétaire de sa chambre. Ce &quot;poignard&quot; était assurément, pour le privé, l’arme du crime car il avait disparu de La Chamade. Comme je l'ai écrit dans «&amp;nbsp;Omar l'a tuée&amp;nbsp;» :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;... Je serais tout à fait convaincu par ce brillant enquêteur et je ferais acte de contrition d’avoir avancé la thèse du taille-haie, si je n’avais pas une explication logique et objective me permettant de contrer cet argument absurde. Le choc des photos, Moreau ne devait pas connaître. Il me faut alors lui conseiller de bien vouloir examiner les photographies 28, 29 et 30 de la cote D243. Et que voit-on sur ces photographies&amp;nbsp;? Un poignard&amp;nbsp;? Une dague&amp;nbsp;? Un stylet&amp;nbsp;? Un épluche-légume&amp;nbsp;? Non, tout simplement un ouvre-lettre en ivoire. Nous avions remarqué cet objet lors de nos investigations et constaté que ses bords n’étaient pas coupants, écartant toute éventualité qu’il ait pu servir comme arme du crime ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;meuble_secretaire.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/meuble_secretaire.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;meuble_secretaire.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img alt=&quot;meuble_secretaire2.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/meuble_secretaire2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;meuble_secretaire2.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img alt=&quot;meuble_secretaire3.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/meuble_secretaire3.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;meuble_secretaire3.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/meuble_secretaire2-zoom.jpg&quot; title=&quot;meuble_secretaire2-zoom.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;meuble_secretaire2-zoom.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.meuble_secretaire2-zoom_t.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;meuble_secretaire2-zoom.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/meuble_secretaire3-zoom.jpg&quot; title=&quot;meuble_secretaire3-zoom.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;meuble_secretaire3-zoom.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.meuble_secretaire3-zoom_t.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;meuble_secretaire3-zoom.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pour certifier mon propos, je mets à disposition les trois photographies du meuble-secrétaire sur lequel vous remarquerez l'ouvre-lettre en ivoire et l'absence d'un écrin de velours vert. D'autre part pendant la durée des investigations, je peux certifier que cet ustensile était toujours en place sur le meuble-secrétaire.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Somme toute, cette débauche de manipulations et de contrevérités donne encore plus de poids à ma démonstration et ma conviction que l'arme du crime est bien le taille-haie.&lt;/p&gt;</description>
        
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          <item>
        <title>Qu'en est-il de ce couteau trouvé dans le port de Cannes ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/Qu-en-est-il-de-ce-couteau-trouv%C3%A9-dans-le-port-de-Cannes</link>
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        <pubDate>Fri, 16 Sep 2022 11:33:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
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                  <category>Audition</category>
                  <category>Cannes</category>
                  <category>Détective</category>
                  <category>NARANJO</category>
                <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/D-apr%C3%A8s-Nice-Matin%2C-Verg%C3%A9s-aurait-pr%C3%A9sent%C3%A9-%C3%A0-la-presse-une-N%C3%A9o-Z%C3%A9landaise-qui-pr%C3%A9tendait-avoir-d%C3%A9couvert-l-arme-du-crime-%21-Quelles-sont-vos-explications&quot;&gt;Après «&amp;nbsp;l'arme du crime&amp;nbsp;» de Patricia Goodland-Clark et Vergés&lt;/a&gt; il fallait bien que le détective Bernard Naranjo, œuvrant pour Me Baudoux, avance la sienne. Mais notre brillant limier aura entre-temps ouvert une piste italienne &lt;em&gt;(Le Midi Libre)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; qui est morte de mort... naturelle&amp;nbsp;! Passons.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Revenons à ce couteau. Bernard Naranjo à la fin septembre 1995, photographes et journalistes l'accompagnant bien évidemment, apportait aux gendarmes ce qu'il appelait l'arme du crime&amp;nbsp;: un couteau retrouvé dans le port de Cannes par l'ex-concubin de Liliane Receveau. &lt;em&gt;(Le Parisien)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;On remarquera au passage que chaque détective exploitera au mieux des intérêts des avocats respectifs qui les mandataient, la piste Liliane Receveau/Pablo Cortes-Mateo&amp;nbsp;: Naranjo avec «&amp;nbsp;l'arme du crime&amp;nbsp;» découverte dans le port de Cannes&amp;nbsp;; Moreau avec «&amp;nbsp;les siennes&amp;nbsp;» dont je vous entretiendrai dans un prochain billet. Bien entendu Moreau ayant eu du retard sur Naranjo pour «&amp;nbsp;fondre&amp;nbsp;» sur Cortes-Mateo, il ne pouvait plus faire état de l'arme de son concurrent. Qu'à cela ne tienne&amp;nbsp;! Chacun profitait qu'il y avait «&amp;nbsp;de l'eau dans le gaz&amp;nbsp;» entre Liliane Receveau et son ex-concubin.&lt;br /&gt;
Cela faisait beaucoup «&amp;nbsp;d'armes du crime&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/bn.jpg&quot; title=&quot;bn.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;bn.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.bn_m.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;bn.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Naranjo, lorsqu'il était entendu par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, déclarait que ce couteau lui avait été remis par Pablo Cortes-Mateo. Il soutenait que cet ustensile, qui manquait à La Chamade, avait été trouvé, cinq à six jours après le meurtre, dans les rochers du port de Cannes où le couple Receveau/Cortes-Mateo avait pour habitude de se promener.&lt;br /&gt;
Évoqué dans l'enquête préliminaire de la section de recherches de Marseille, je vous passe sous silence la prétendue disparition d'un épluche-légumes de La Chamade. Mais cela aussi faisait «&amp;nbsp;long feu », cet ustensile ne pouvant convenir comme arme du crime.&lt;br /&gt;
Les auditions recueillies par les gendarmes annihilaient cette thèse invraisemblable notamment en raison du délai entre la révélation de la découverte du couteau et la date de sa remise à Naranjo soit 4 ans après. La lecture des procès-verbaux officiels permettait de se faire une idée précise sur cet ustensile&amp;nbsp;: il était découvert incidemment par Cortes-Mateo alors qu'il recherchait une gourmette perdue par une de ses connaissances&amp;nbsp;; couteau qu'il gardait au restaurant où il travaillait et qu'il remettait, à sa demande, à Naranjo... qui en faisait l'arme du crime.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Cortes-Mateo précisait aux gendarmes, le 9 octobre 1995 &lt;em&gt;(pièce 17 – PV 1469/95)&lt;/em&gt; qu'en aucun cas il n'avait vu Liliane Receveau jeter ce couteau où il l'avait trouvé&amp;nbsp;; excluant qu'il puisse être l'arme du crime.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Naranjo déclarait &lt;em&gt;(audition du 21 septembre 1995)&lt;/em&gt; qu'il travaillait toujours pour le neveu du roi du Maroc, par l'intermédiaire de Me Baudoux et qu'il était payé à partir des informations qu'il ramenait pour cet avocat.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C'est cela aussi l'&quot;affaire Omar Raddad&quot;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
        
                  <comments>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/Qu-en-est-il-de-ce-couteau-trouv%C3%A9-dans-le-port-de-Cannes#comment-form</comments>
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          <item>
        <title>Quel a été le rôle d'un certain Mimoun Barkani quant aux graves accusations portées contre le fils de la victime ?</title>
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        <pubDate>Tue, 30 Aug 2022 06:19:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Accusation</category>
                  <category>Audition</category>
                  <category>Condamnation</category>
                  <category>Défense</category>
                  <category>Détective</category>
                  <category>Diffamation</category>
                  <category>MOREAU</category>
                  <category>Procédure</category>
                  <category>Rejet</category>
                  <category>Témoignage</category>
                  <category>VERGES</category>
                <description>&lt;p&gt;Il a été fait état dans la presse, de la femme de service de Mme Marchal, Mme Liliane Receveau, et du fils de la victime, M. Christian Veilleux, que le détective Moreau n'hésitait pas à mettre en cause.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;La partie civile faisait observer devant la Commission de révision des condamnations pénales que la requête en révision de l'avocat de Raddad mettait en avant des informations recueillies par une agence de détectives privés qu'elle avait chargé de prospecter ce qu'elle considérait comme des pistes inédites demeurées inexploitées pendant l'instruction. La partie civile ne manquait pas de noter, je cite :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;que la Défense en était réduite à monter en épingle les contradictions bien naturelles de déclarations recueillies à plusieurs années d'intervalle et à exploiter des témoignages tardifs et de seconde main et que, sous couvert de faits nouveaux, elle ne faisait état que d'approximations, de rumeurs et de médisances, mettant en cause pèle-mêle et sans souci de la cohérence, l'entourage de Liliane Receveau, employée de maison de la victime et Christian Veilleux, fils de la victime et partie civile au procès ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Après les déboires médiatiques de la Défense sur la prétendue manipulation des jurés, l'arme du crime de Patricia Goodland-Clark, le deuxième Omar puis la mise en cause de Alain Vilas-Boas, de nouvelles accusations se profilaient&amp;nbsp;; fruits de l'imagination fertile et de la concurrence effrénée entre journalistes, avocats successifs de Raddad et détectives privés, par eux stipendiés contre Liliane Receveau et Christian Veilleux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le Parquet de Grasse, encore une fois, décidait d'une enquête préliminaire qu'il confiait aux gendarmes de la section de recherches de Marseille aux fins de vérifier ces informations médiatiques. C’était le lieutenant-colonel Felder, directeur d'enquête et chef de la section de recherches qui annihilait dans son rapport de synthèse ces diverses manipulations. Quelle était la conclusion de cet officier :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Disons qu’à ce jour, l’enquête effectuée a permis de réunir des éléments tendant à établir que cette affaire subit des rebondissements à tiroirs, aussi fantaisistes que non prouvés et rocambolesques. Ceux-ci sont pilotés par des intervenants peu scrupuleux de l’institution judiciaire et du travail des enquêteurs. Les détectives privés incriminés et certains journalistes complices distillent au compte-gouttes, des informations lancées de façon opportune, justifiant ainsi leurs salaires vis-à-vis de leurs employeurs demeurant dans l’ombre ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Comment pourrait-on accorder foi à ces enquêtes mercenaires dont les propos n'étaient pas authentifiés par leurs auteurs (le rapport du «&amp;nbsp;criminaliste&amp;nbsp;» Moreau comporte 30 feuillets mais hélas, aucun n'est signé !), mais recueillis sans la moindre garantie, dans des conditions douteuses et parfois au prix d'un harcèlement incessant des témoins &lt;em&gt;(cf. l'enquête de la SR de Marseille)&lt;/em&gt;. Aucune preuve matérielle ne venait étayer ces déclarations. Parlons-en !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Tout d'abord les accusations portées contre Liliane Receveau. Le sieur Moreau faisait dire à Pablo Cortes-Mateo, je cite :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;qu'il soupçonnait Liliane Receveau – sa concubine – d'être complice du meurtre de Mme Marchal et d'avoir fait endosser le forfait au jardinier Omar Raddad, d'autant qu'elle le détestait, en effet, elle a toujours été très raciste envers les personnes d'origine maghrébine.&amp;nbsp;» &lt;em&gt;(cf. page 7 du rapport Moreau)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Pour faire bonne mesure notre enquêteur privé allait même faire dire à Cortes-Mateo que Liliane Receveau était violente et qu'elle avait même tenté une fois de le poignarder.&lt;br /&gt;
Le gros problème pour la crédibilité de Moreau c'est que Cortes-Mateo était fâché avec la langue de Molière et qu'il était nécessaire de s'adjoindre le concours d'un interprète pour parvenir à matérialiser sur le papier la verbalisation de ses propos.&lt;br /&gt;
Le talentueux Moreau n’avait cependant pas pris cette élémentaire précaution. A quoi bon !&lt;br /&gt;
Je compare pour asseoir mon propos, deux éléments versés au dossier&amp;nbsp;: le procès-verbal d’audition de M. Pablo Cortes-Mateo inséré à l’enquête préliminaire des gendarmes de Marseille et la déclaration, non authentifiée, recueillie par le commissionnaire Moreau de cette même personne.&lt;br /&gt;
Que constate-on&amp;nbsp;? Que les gendarmes ont dû avoir recours à un interprète pour recueillir le témoignage du Pablo Cortes-Mateo. Et celui-ci n’était pas comme Raddad, il avait vraiment une connaissance très imparfaite et approximative de notre langue. D’ailleurs, lorsqu’il s’était présenté le 9 octobre 1995 à la gendarmerie de Mandelieu, répondant à une convocation, les gendarmes n’avaient pu procéder à son audition, qu’ils renvoyaient, faute d’interprète, au 18 octobre.&lt;br /&gt;
Cela suffit à démontrer les charlataneries du sieur Moreau en ce qui concerne les insinuations sur Liliane Receveau.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/barkani.jpg&quot; title=&quot;barkani.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;barkani.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.barkani_s.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;barkani.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Quant aux graves accusations contre Christian Veilleux, elles prenaient forme, toujours sous la plume de Moreau. Comment&amp;nbsp;? Le procédé était toujours le même.&lt;br /&gt;
Dans son rapport &lt;em&gt;(pages 23 et 24)&lt;/em&gt;, Moreau faisait état de l'audition d'un certain Mimoun Barkani qu'il présentait comme majordome. Que lui faisait-il dire&amp;nbsp;: que Mme Marchal l'avait employé de 1975 à 1985&amp;nbsp;; qu'il était devenu très proche voire qu'un lien amical s'était forgé&amp;nbsp;; et je cite :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;... elle m'a alors confié qu'elle craignait pour sa vie. Elle m'a précisé que son fils, Monsieur Christian Veilleux, insistait fortement pour lui emprunter de l'argent afin de créer une entreprise&amp;nbsp;; mais, comme elle s'y refusait, il se montrait de plus en plus menaçant et elle m'a affirmé qu'elle le soupçonnait de vouloir le tuer ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Puis, pour faire bonne dose que :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Lorsque Mme Marchal s'absentait de La Chamade son fils en profitait pour effectuer des photocopies de papiers et documents... ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Pour évacuer cette dernière affirmation qui démontre le montage de l'audition et la malhonnêteté intellectuelle des «&amp;nbsp;metteurs en scène », il convient de noter que Mimoun Barkani n'a jamais travaillé à La Chamade.&lt;br /&gt;
Mimoun Barkani se faisait donc accusateur de Christian Veilleux d'avoir voulu assassiner sa mère&amp;nbsp;! Sur quoi reposait cette accusation abominable&amp;nbsp;? Sur une déclaration dactylographiée de l'intéressé, datée du 3 mai 1994, (galimatias de 3 feuillets mis en forme au cabinet de Me Vergés) et apparue pour la première fois le 13 mars 1996 (lors de son audition par les gendarmes de Marseille). Bien évidemment ces graves accusations étaient réfutées par Christian Veilleux dont il était prouvé qu'il avait des relations très affectueuses avec sa mère et dépourvues de tout caractère conflictuel.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/calomnies.jpg&quot; title=&quot;calomnies.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;calomnies.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.calomnies_m.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;calomnies.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Lors du procès en diffamation publique contre le Nouvel Observateur, son directeur de publication et un de ses journalistes qui avaient soutenu cette grave accusation, la présidente du tribunal déclarait :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Enfin, alors que Me Vergès aurait été en possession de son témoignage dès le 03 mai 1994&amp;nbsp;; date à laquelle, selon M. Barkani, le secrétariat de cet avocat aurait mis en forme le brouillon de ses déclarations&amp;nbsp;; Me Vergès, qui proclamait se trouver en présence d’une nouvelle affaire Dreyfus, n’aurait jamais évoqué cet élément, alors même que la condamnation de la cour d’assises n’était pas définitive, puisque l’arrêt de la Cour de cassation rejetant le pourvoi d’Omar Raddad n’est intervenu que le 9 mars 1995&amp;nbsp;; ce point est au demeurant contesté par le détective Moreau qui affirme avoir été le premier, fin 1995, à faire connaître à Me Vergès les déclarations de M. Barkani dont il aurait lui-même retrouvé la trace ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Il était noté dans la procédure d’audience :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Le journaliste donne crédit à des allégations qui pouvaient jusqu’alors n’être considérées par le public que comme les outrances d’un avocat voulant à tout prix défendre son client.&amp;nbsp;» - «&amp;nbsp;Compte tenu de la présentation par le journaliste de l’hypothèse soutenue par l’avocat d’Omar Raddad, faite sans réserve ni distanciation, il appartient aux prévenus de rapporter non pas la preuve de la conformité du contenu de l’article au recours déposé par Me Vergès, mais la preuve de ce que M. Veilleux pourrait être l’auteur ou pourrait avoir participé au meurtre de sa mère, notamment pour des raisons financières. Or, au regard d’une telle imputation, l’analyse des déclarations des témoins cités par la défense n’apparaît nullement déterminante.&amp;nbsp;» - «&amp;nbsp;Le témoignage de Mimoun Barkani apparaît particulièrement invraisemblable&amp;nbsp;; en effet, alors que celui-ci aurait su, dès l’annonce de la mort de Mme Marchal, et avant même l’arrestation d’Omar Raddad, que M. Veilleux pouvait être responsable du meurtre, alors que son propre neveu aurait été accusé à tort, M. Barkani se serait borné à s’en confier, en juillet 1991, à ses employeurs, M. et Mme Catherine, et à l’avocat d’Omar Raddad, Me Girard, sans que ceux-ci n’en fasse jamais état ni devant les services de police ni devant le juge d’instruction ni devant la chambre d’accusation ni devant la cour d’assises&amp;nbsp;; en outre M. Barkani n’aurait jamais jugé utile d’en parler à la femme d’Omar Raddad ni même à celui-ci, au cours d’une éventuelle visite en prison ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Cette conclusion juridique se passe de tout commentaire. Ces deux nouvelles pistes imaginées par la Défense ne reposaient que sur des éléments inconsistants et si inutilement odieux que la commission de révision des condamnations pénales les rejetait.&lt;/p&gt;</description>
        
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          <item>
        <title>Suivant l'actualité sur cette affaire, je me souviens avoir lu une information mettant en cause un certain Vilas-Boas. Que savez-vous de cette accusation ? Était-elle fondée ?</title>
        <link>https://omarlatuee.fr/index.php?post/2013/02/Suivant-l-actualit%C3%A9-sur-cette-affaire%2C-je-me-souviens-avoir-lu-une-information-mettant-en-cause-un-certain-Vilas-Boas.-Que-savez-vous-de-cette-accusation-%C3%89tait-elle-fond%C3%A9e</link>
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        <pubDate>Wed, 24 Aug 2022 07:01:00 +0200</pubDate>
        <dc:creator>Georges Cenci</dc:creator>
                  <category>QUESTIONS/REPONSES</category>
                          <category>Accusation</category>
                  <category>Audition</category>
                  <category>Coupable</category>
                  <category>NARANJO</category>
                  <category>Reportage</category>
                  <category>Témoignage</category>
                <description>&lt;p&gt;Après le rejet du pourvoi en cassation, le 9 mars 1995, une énième campagne médiatique voyait le jour en septembre. Un nouveau rebondissement et non des moindres faisait la Une des médias. Le &lt;em&gt;prestidigitateur&lt;/em&gt; Naranjo sortait de son chapeau un certain Mohamed Moumen qui avait regagné son pays d’origine après sa libération de la centrale de Clairvaux.&lt;/p&gt;          &lt;p&gt;Dans sa révélation à la presse marocaine, Mohamed Moumen accusait un ex-codétenu, Alain Vilas-Boas, du meurtre de Ghislaine Marchal. Je précise avoir connu Alain Vilas-Boas lorsque je commandais la brigade de recherches de Cannes. Ce n’était pas un saint mais cela n’en faisait pas un suspect pour autant.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/moumen.jpg&quot; title=&quot;moumen.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;moumen.jpg&quot; src=&quot;https://omarlatuee.fr/public/2013/fevrier/.moumen_m.jpg&quot; style=&quot;display:table; margin:0 auto;&quot; title=&quot;moumen.jpg, fév. 2013&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les médias bien évidemment s'emparaient de cette révélation : « Un taulard blanchit Omar » - « Omar est victime d’une machination » - « L’écheveau des pistes » - « L’affaire Omar rebondit » - « Omar : les cartes d’un privé ». La plupart des médias y allaient de leurs titres racoleurs ! Et quand la justice ouvrait une enquête préliminaire, Nice-Matin se permettait de titrer « Omar Raddad : les doutes de la justice ». C'était à marcher sur la tête ! ...Ou mourir de rire !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Une chaîne d’information allait même organiser en duplex la confrontation entre Moumen et Vilas-Boas. Malgré son talent et ses efforts, Guillaume Durand allait vite être dépassé et ne pouvait éviter la cacophonie. La confrontation tournait à la farce. Je me demandais à l'époque qui avait bien pu payer Moumen pour sortir de telles sornettes – je ne pense pas que cela soit difficile à deviner ! – et pour quelles raisons la télévision publique cautionnait-t-elle ces supercheries ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Moumen allait même accuser par voie de presse le beau-père de Vilas-Boas d’avoir battu son beau-fils à coups de barre de fer, pour le punir d’avoir tué Mme Marchal. Pour prouver cette correction, il décrivait les blessures à la tête de l’infortuné Vilas-Boas. Ridicule Moumen ! Ces blessures à la tête étaient tout simplement dues à un grave accident de moto dont Vilas-Boas avait été victime le 2 mars 1992. Vérifié. Dont acte.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Mais comment le sieur Naranjo était-il arrivé à Alain Vilas-Boas ! Tout simplement en entrant en relation avec sa mère et son beau-père. Sous prétexte de l’aider, il réussissait à les convaincre de lui communiquer son adresse. C’est un malin Naranjo, il l’obtenait facilement et la mère, mise en confiance, le mettait en rapport avec son fils. Les deux hommes se rencontraient à Mont-de-Marsan.&lt;br /&gt;
Naranjo est un entreprenant : &lt;em&gt;(Extrait de sa déclaration faite aux gendarmes de la section de recherches de Marseille)&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Une fois sur place, Naranjo m’a demandé de passer à la télé, de mettre des lunettes et une casquette. C’est lui qui a tout organisé avec les journalistes de TF1. C’est comme ça que je suis passé sur cette chaîne le vendredi aux informations de treize heures. Ensuite, Naranjo m’a emmené avec sa voiture à Grasse. En chemin, il a téléphoné à France2 pour vendre mes photographies ainsi que le film qu’il avait tourné avec moi. Il en voulait soixante-dix mille francs. Il a répondu à un appel de TF1 qui lui demandait de monter à Paris. Les billets étaient réservés par TF1 ».&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;

&lt;p&gt;Bien évidemment l'enquête préliminaire était classée sans suite. Mais il est permis de se poser la question suivante : tous ces rebondissements aussi bidons que farfelus et fantaisistes ne sont-ils pas la preuve du désarroi et de la détresse d'une argumentation ?&lt;/p&gt;</description>
        
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