Omar, l’ombre de l’injustice
Publié le mardi 19 août 2025, 15:18 - Vos réactions - Lien permanent
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(Courriel reçu de Kone Amara, le 19 Août 2025).
La prison est froide. Les murs semblent absorber tout espoir. Omar est assis sur sa couche, le regard perdu, repensant à cette journée de 1991. Une journée où sa vie a basculé, non à cause de ses actes, mais à cause de ce qu’il était : un Marocain, un simple jardinier, condamné avant même d’avoir été jugé.
Je l’imagine dans sa cellule, silencieux, songeant à la phrase qui a scellé son destin : “Omar m’a tuer”. Une phrase écrite dans le sang, que personne n’a pu vérifier. La victime était gravement blessée, sa main incapable de tenir un stylo. La porte de la cave, lourde, bloquée par un chevron que même un policier adulte a eu du mal à déplacer… Comment une femme agonisante aurait-elle pu faire tout cela ? C’était impossible. Tout semblait orchestré pour que le coupable idéal soit trouvé.
Dans ma tête, je revois le juge. Il parlait avec froideur, un sourire à peine perceptible. Ses mots étaient chargés de préjugés : « C’est un Marocain… il ne sait pas écrire correctement… » comme si sa couleur de peau et son origine suffisaient à prouver sa culpabilité. Il savait que les preuves étaient faibles, mais il voulait clore le dossier. L’injustice avait un visage, et ce visage était celui du juge.
Les policiers, eux, ont manipulé l’alibi, fait pression sur les témoins, parfois menti. Les boulangères hésitaient, ne pouvaient affirmer avoir vu Omar, et la prostituée, elle, ne l’avait jamais reconnu avec certitude. Pourtant, tout cela n’a pas compté. La mise en scène était parfaite pour accuser Omar : l’inscription en sang, la porte bloquée, et un homme seul pour porter le poids de toute cette machination.
Mais Omar n’a jamais renoncé. Dans sa cellule, il pense à l’avocate qui croit en lui, à ces voix qui refusent de se taire. Il se bat pour la vérité, pour qu’on sache un jour qu’il a été victime d’une erreur, d’un racisme institutionnel, et de fraudes orchestrées par ceux censés protéger la justice.
Moi, je me tiens à ses côtés dans mes pensées. Même trente ans après, je crie ce qu’il n’a jamais pu dire : la vérité existe, mais certains ont choisi de la cacher. La justice savait qu’il y avait des doutes, mais elle a préféré sacrifier Omar pour montrer qu’elle avait résolu le crime.
Si je vivais en France, j’écrirais, j’enquêterais, je montrerais au monde ce que j’ai vu et compris. Même après des décennies, la vérité mérite d’être entendue. Omar n’est pas coupable. Omar a été trahi. Et personne ne devrait oublier ce combat.

Mon cher Kone Amara.
Je vais faire court. Il y a longtemps que je n'avais lu de telles inepties et sottises qui démontrent votre parti pris sans rien connaître du dossier et votre sentimentalisme envers ce meurtrier.
Vous êtes un vrai poète qui vagabondez dans les cerveaux des gendarmes et du juge.
Pathétique !
Bien à vous.
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Robin · 19 août 2025, 19:59
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M. Cenci,
Si vous le permettez, je voudrais faire remarquer à Kone Amara qu'à ma connaissance, Omar n'a eu que des hommes pour avocats, du temps de sa détention. Donc le passage où Omar, du fond de sa cellule, "pense à l'avocate qui croit en lui", tombe à l'eau. Et tout le reste est du même acabit, c'est à dire à côté de la plaque.En espérant que Kone Amara repasse par là, je voudrais lui soumettre quelques pistes de réflexion.
Tout d'abord sur la "phrase écrite dans le sang, que personne n’a pu vérifier".
"Personne", si ce n'est une expertise puis une contre-expertise on ne peut plus officielles, qui ont toutes deux conclu que Mme Marchal avait bien écrit. M. Cenci s'était attiré l'ironie de Jacques Verges en affirmant que l'on pouvait, sans être expert, reconnaître l'écriture de Mme Marchal, mais je pense qu'il avait tout à fait raison."La victime était gravement blessée, sa main incapable de tenir un stylo." Kezako ?!
"La porte de la cave, lourde, bloquée par un chevron que même un policier adulte a eu du mal à déplacer…". Mais justement ! La porte ne pouvait manifestement être ainsi bloquée que de l'intérieur, ce qui invalide toute possibilité de mise en scène. Demandez aux premiers avocats d'Omar comment s'est passée la reconstitution de 1992...
Le juge qui "parlait avec froideur, un sourire à peine perceptible. Ses mots étaient chargés de préjugés : « C’est un Marocain… il ne sait pas écrire correctement… » comme si sa couleur de peau et son origine suffisaient à prouver sa culpabilité."
Je ne crois pas que M. Djian ait jamais prononcé ces mots pendant le procès, et quand bien même il les aurait prononcés, cela semblerait tout de même un peu léger pour envoyer quelqu'un au trou. Par ailleurs, êtes-vous sûr que ce n'est pas plutôt vous qui ne prenez en compte, dans votre défense d'Omar, que son origine et sa couleur de peau, sans vous préoccuper du fond de l'affaire, finalement ?"Les policiers, eux, ont manipulé l’alibi, fait pression sur les témoins, parfois menti.". C'est vrai, on peut le dire aujourd'hui, les policiers ont menti et réussi à inventer de toutes pièces les nombreuses dettes et demandes d'avances sur salaire d'Omar. (C'est du vingtième degré, bien entendu.)
"Moi, je me tiens à ses côtés dans mes pensées. Même trente ans après, je crie ce qu’il n’a jamais pu dire : la vérité existe, mais certains ont choisi de la cacher". C'est gentil de votre part, mais croyez bien qu'Omar ne vous a pas attendu. Il en a même fait un livre, dont a été tiré un film, sans compter les autres livres et les documentaires qui ont tenté de le dédouaner.
Pour résumer : lisez plutôt le livre de M. Cenci !
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Georges Cenci · 20 août 2025, 12:39
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Bonjour Robin. Je dois me faire vieux ou blasé de lire ce genre de fadaises. J'ai donc laissé ce poète à ses convictions farfelues. J'ai tellement lu de niaiseries depuis 1991 ! Vous avez répondu de manière magistrale, comme chaque fois que vous intervenez sur ce site, et que rajouter ? Peut-être que depuis que j'ai chargé ce meurtrier, pour me faire pardonner je me suis confessé à Dieu qui m'a accordé Son pardon.
Bien cordialement
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Robin · 23 août 2025, 22:41
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Merci M. Cenci !
Après 34 ans passés à entendre le même disque rayé, vous avez plus que le droit d'être blasé...


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